Réforme de l’orthographe : le gouvernement supprime les lettres l,i,b,e,r,t,é.

 

Dépoussiérant un dossier datant de 1990, le Conseil supérieur de la langue française a voté l’application de quelques réformes en matière d’orthographe. Premiers visés, les traits d’union et les accents circonflexes, dont l’existence n’est plus jugée essentielle. Face à la levée de boucliers qu’a suscité cette annonce (qui n’est pas la première du genre), la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem s’est empressée de préciser que l’ancienne orthographe resterait valable malgré tout…

Peu orthodoxe, la réforme de l’orthographe ?

Les cyniques ne diront pas le contraire. Pourtant, une autre clause passée inaperçue jusque-là et inscrite en page 36 du rapport sur la réforme a éveillé notre curiosité. Intitulée  » Estimation technique avancée d’une réforme générale et novatrice conceptuellement exigeante »   (ETADURGENCE), la clause prévoit la suppression progressive de certaines lettres,  » dans l’intérêt de tous « . Ainsi, les lettres L,I,B,E,R,T, et É devraient être totalement supprimées d’ici la fin de l’année scolaire. « C fom s couagus e ndspnsabl !  » s’est félicité Manuel Valls en conférence de presse ce matin.

Inverser la courbe de l’accent circonflexe, tel est en effet le vrai courage politique.

JK

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Un professeur de français massacré par ses collègues car il aimait la rentrée

scAprès une longue pause, le Bourbier reprend du service.

Nous étions en effet exilés dans le paradis fiscal de Limoges pour échapper au gouvernement français, qui avait très mal accepté nos prises de position politisées sur le Saint-Nectaire fermier non-reconnu AOP. Depuis le 4 mars, cela fait 185 jours, soit 4440 heures ou encore 266 400 minutes. Suffisamment pour cuire 88 800 fois une portion de spaghettis cuisson express, ce qui est sûrement trop même si on préfère ses pâtes bien cuites plutôt que al dente.

Mais venons-en au sujet. Car c’est une nouvelle absolument terrible que nous devons vous relater. Aussi horrible que quand la mère de Bambi meurt (je prie ceux qui ne le savaient pas d’accepter nos plus plates excuses).

Dans la petite ville de Champignac, nous nous sommes rendus sur les lieux du drame : un collège de 600 élèves. Ici, le lundi 31 août, M. Alain Karamazov (aucun lien de parenté) a été abattu par trois de ses collègues après 55 minutes de violence sans pitié. Sylvie Bernard, professeur d’EPS et surtout partie prenante, témoigne : « Nous venions de rentrer, à 8h du matin lundi. On était encore en août, c’est vous dire ! Vous ne vous rendez sûrement pas compte, vous qui avez un travail beaucoup plus tranquille mais rentrer en août c’est psychologiquement très dur à accepter. C’est peut-être ça qui a rendu Alain un peu fou… Il est entré dans la salle avec un petit sourire en annonçant qu’il aimait bien la rentrée. Alors nous forcément on l’a mal pris. C’est comme s’il se moquait de nous. Parce que vous devez comprendre, avec mon programme d’EPS à préparer, moi la rentrée, c’est toujours une mauvaise nouvelle. C’est le début d’une nouvelle année scolaire avec tous les horaires difficiles qu’on choisit même pas toujours, et les premiers congés qui arrivent seulement en octobre. Donc ça m’a énervée franchement. C’est Pierre Leblon, le prof de techno, qui a pété les plombs en premier et bon, je vous passe les détails, mais à la fin il est mort (je prie ceux qui ne savaient pas d’accepter nos plus plates excuses, ndlr). » 

Au regard de ce témoignage, force est de constater le tort de m. Karamazov. En effet, si l’on a tendance à observer le mécontentement des enfants, on oublie souvent celui des professeurs. Et c’est un parti-pris compréhensible tant nos jugements sont biaisés… Par exemple on entend souvent que les bonbons sont mauvais pour les dents, mais tout est une question de point de vue. Les dents sont très nocives pour les bonbons aussi mais on le passe sous silence. Je ne vais pas m’épancher sur ce dossier parce qu’il est complètement hors-sujet et que s’il devait faire l’objet d’un autre article, je me verrais forcé de m’exiler à nouveau à Limoges par crainte de répressions gouvernementales, ce que je ne souhaite pas du tout. Je ne sais pas si vous êtes déjà allés à Limoges mais en général on n’y retourne pas de son plein gré…Enfin bref.

Toute la lumière a donc été faite sur ce triste incident dont la victime est néanmoins entièrement responsable. Nous ne vous proposerons malheureusement pas de témoignage supplémentaire car personne n’a souhaité répondre à mes questions, ce qui vous l’avouerez est plutôt étonnant, étant donnée ma santé mentale actuelle. Mais comme je le disais, le Bourbier a dû s’exiler temporairement à Limoges (je pense avoir été clair sur ce point) et cet exil n’est pas sans séquelle. Mais nous sommes de retour pour vous jouer un mauvais tour.

Vive la France et vive le vent d’hiver.

ABF