François Hollande : « L’important, c’est de participer »

Rihollande

La parole est d’argent, le silence est d’or.

Alors que les Jeux Olympiques de Rio battent leur plein depuis maintenant trois jours, la lassitude et le dépit gagnent peu à peu les fans tricolores. Il faut dire que les résultats de nos athlètes nationaux laissent quelque peu à désirer.

Grâce à une jolie performance dans l’épreuve de l’ordre alphabétique, les Français devancent pour le moment les Nord-Coréens et la Nouvelle-Zélande, tout en se permettant de venir titiller l’Azerbaïdjan. Judo, tir à l’arc, Basket, escrime, tennis avec et sans table, water-polo, volley-ball … les défaites s’enchaînent et avec un total de médaille(s) égal à 1 ce lundi soir, le sport tricolore n’a globalement pas de quoi fanfaronner.

Présent à Rio ce week-end pour soutenir la candidature de Paris aux JO de 2024, François Hollande n’a apparemment pas su insuffler son dynamisme et sa vista aux compétiteurs tricolores. Flegmatique, fidèle à lui-même, il déclarait ce soir en conférence de presse que : « Les médailles, les décorations ne font pas tout.  Parfois on perd, mais parfois on gagne en allant chercher des records. Par exemple, on est bien partis pour aller chercher le record de nombre de 4èmes places. La médaille en chocolat, c’est déjà bien ça, non ? Et puis de toute façon, l’important, c’est de participer.»

En avril 2017, aussi, l’important ce sera de participer.

JK

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Respect, fair-play, humilité : la face sombre du football féminin

Duel

Ce dimanche, nous apprenions le décès d’un supporter lors du match entre l’Atletico Madrid et le Deportivo La Corogne. L’occasion parfaite pour moi de mettre en lumière les différences majeures entre ce sport noble et la pâle copie rendue par le football féminin, qui peine à en percevoir les véritables valeurs.

Une incompréhension tactique généralisée

Je vois déjà La Barbe et autres collectifs féministes dénoncer mes propos, mais il est insupportable de regarder un match féminin sans avoir une soudaine envie de s’immiscer sur le banc et leur donner des consignes de jeu tant le spectacle est affligeant. En regardant le match entre l’Olympique Lyonnais et Arras, j’ai ainsi remarqué des incohérences fondamentales dans l’approche tactique. A la 18e minute, la Lyonnaise Eugénie Le Sommer obtient le ballon dans la surface et se le fait immédiatement subtiliser par la défense, suite à quoi elle essaie de le récupérer. Quelle absurdité ! N’importe quel joueur, même amateur, aurait plongé pour demander un penalty.

Et ce n’est malheureusement pas tout. Les joueuses ne plongent pas, n’exagèrent pas les fautes, ne mordent personne, vont même jusqu’à ne pas donner de coup de tête, ce qui vous me l’accorderez, n’a aucun sens. A la 27e minute, la même Eugénie Le Sommer est signalée hors-jeu et n’a pourtant pas insulté la famille de l’arbitre, ce qui dénote un grave manquement lors de la préparation psychologique par le staff du club. Où sont passées les valeurs qui sont si chères à ce sport ?

Des matchs sans spectacle…

Ces erreurs influencent directement la qualité des matches. Les actions offensives sont poursuivies jusqu’au bout. Les coups de sifflets sont suivis immédiatement des coups francs sans que nous, supporters, puissions bénéficier des traditionnelles 5 minutes de regroupements colériques tels que popularisés par Cris, Pepe et autres Victor Valdes.

Même en dehors du terrain, les joueuses sont décevantes. Aucune ne déclare sa suprématie sur le football mondial, malgré sa non-sélection dans le top 10 du ballon d’or, comme ont pu le faire nos idoles comme Mario Balotelli ou Zlatan Ibrahimovic. Aucune n’agresse ses adversaires dans les vestiaires, ce qui empêche le type d’attachement émotionnel que l’on peut avoir avec Brandao. Et je ne compte même pas le faible nombre de faits divers comme les relations tarifées, accidents à grande vitesse en état d’ébriété ou encore violences conjugales, qui nous permettent pourtant d’avoir un aperçu de la vie de nos stars.

…sur le terrain comme dans les tribunes

Evidemment sans tous ces éléments chers au football masculin et qui font la véritable beauté de sport, il nous est impossible de nous passionner pour ce sport. Il y a quelques semaines, je me rendais à la Plaine de jeux de Gerland, théâtre des rencontres féminines du club, et n’ai pu qu’être indigné du manque d’ambiance, au point de demander un remboursement immédiat. Déjà quelle ne fut pas ma surprise lorsque je n’ai pas été fouillé, moi qui avait passé tant de temps à cacher mes fumigènes dans mes semelles et ma matraque télescopique…à sa place habituelle. Si j’avais su je ne me serais pas donné autant de mal et n’aurais pas souffert en m’asseyant dans le métro.

Je cherchais donc les groupes d’ultras pour une célébration d’après-match dans le plus pur style d’Elijah Wood mais n’ai pu que bêtement assister à un match sans relief et repartir chez moi sans tabasser de supporter adverse ou le jeter dans le Rhône comme le font nos amis espagnols.

Quelle tristesse.

ABF

La nouvelle mascotte de l’Euro 2016 soupçonnée de corruption active en bande organisée

eve

C’est une histoire qui risque de donner des ulcères à Michel Platini. Après l’éclatement de l’affaire Labrune-Diouf-Dassier, c’est à présent la mascotte de l’Euro 2016 qui est inquiétée pour un sombre histoire de corruption, a-t-on appris de source sûre.

Driblou, Christian, Jean-Pierre ou Goalix ? Pour l’heure, le mystère plane autour du nom que portera la mascotte de l’Euro 2016. Toujours est-il qu’elle a reçu ce matin la visite de la police judiciaire, a révélé Le Canard enchaîné.

Plus connu dans le milieu sous le nom d’Escrolix, le petit bonhomme en images de synthèse est soupçonné d’avoir truqué une dizaine de match de CFA lors la saison 2013-2014. Par prudence, Escrolix a été placé en garde à vue.

Joint par téléphone, le président de la FFF Noël Le Graët a pu apporter quelques précisions :

« Écoutez, laissez la police faire son travail. Dès que j’aurai de plus amples informations, croyez bien que vous en serez les premiers informés. » a t-il clarifié.

JK

Corruption : Le festival de Cannes se prononce toujours contre l’arbitrage vidéo

vzf
Le débat concernant l’arbitrage vidéo fait rage dans le monde du ballon rond, récemment alimenté par les propos de Sepp Blatter, président de la FIFA, expliquant son désir de mettre en place un système similaire à celui déjà observable sur les courts de tennis et ainsi autoriser les entraîneurs à recourir à la caméra pour arbitrer certaines actions de jeu.
Au cœur de cette polémique, le président du  festival de Cannes, Romain Williet, a annoncé son refus catégorique d’utiliser la vidéo dans le cadre de son concours.

 

Une corruption excessive
A l’instar du football, le festival est touché depuis plusieurs années déjà par la corruption à grande échelle. Les producteurs seraient les plus ciblés par ces rentrées d’argent. Lorsque l’on demande à Jason Bird son ressenti sur le sujet, celui-ci préfère botter immédiatement en touche, lui qui a été récemment suspecté d’avoir offert une palme injustifiée au film « Entre les Murs ».
Néanmoins, Romain Williet se dit formellement contre la mise en place de l’arbitrage vidéo dans son festival : « Il est hors de question de visionner les images des films. Nous préférons garder la dimension humaine dans notre métier. […] Il apparaîtrait de toute manière que beaucoup d’images cinématographiques soient contrefaites et artificielles. Leur jugement resterait donc inévitablement lié à l’interprétation. »

 

Vers la fin de la cinématographie ?
Un membre de l’Union Européenne du Film amateur (UEFA) déclare même : « La dimension humaine de l’arbitrage n’est atteignable que par l’appréciation directe du juge, ce qui remet en cause le principe même de visionnage des images des films que nous proposons. Il n’y a donc pas lieu de présenter autant de vidéos  mais plutôt de produire le film directement sur les planches du festival. »
Ces renforcements de la politique contre l’usage de la vidéo, en accord avec la position footballistique de Michel Platini, risquent fort de mettre l’industrie cinématographique hors-jeu.

 

AF

Les premiers championnats du monde de patin à roulettes seront organisés chez Carrefour

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La nouvelle est tombée hier en fin d’après-midi, faisant l’effet d’une bombe sur la planète sport. Après des mois de tergiversations et de querelles à n’en plus finir, les organisateurs sont finalement parvenus à tomber d’accord.

Les championnats du monde de patin à roulettes se dérouleront donc en France. Malgré les candidatures très sérieuses des Pays-Bas, de Malte et de Djibouti, la délégation française a su tirer son épingle du jeu en rendant une copie quasi parfaite.

Grand frère du Roller, le patin à roulettes fait partie de ces sports si anciens qu’il est difficile d’en retracer précisément l’origine. Son utilisation serait aussi vieille que celle de la roue. A la Cour de Louis XVI, il se murmurait déjà qu’une élite issue de la noblesse commençait à se réunir pour organiser de mystérieuses courses de patin en leurs châteaux.

Aidées des pouvoirs publics, les collectivités locales ont mis les bouchées doubles depuis une vingtaine d’années pour tenter de concilier culture urbaine et sport. Alternative plus familiale au skateboard, le patin à roulettes est devenu un sport, sinon un loisir, très prisé. A tel point que cette culture de la glisse s’est diffusée jusque dans les supermarchés.

« Dans les années 1990, le secteur embauchait beaucoup de jeunes, dont certains était épris de la culture urbaine naissante de l’époque, expliquait Aboubakar Fours, président de la confédération des supermarchés de France. On exigeait un service client irréprochable de leur part, qui transparaissait au travers de leur rapidité à aller chercher tel ou tel produit en rayon. En ce fameux jour de novembre 1989, un jeune homme prénommé Lionel s’est vu confier la mission d’aller chercher aussi vite que possible une cassette VHS du film Le Grand Bleu pour un client. Passant par le rayon « Sport et Loisirs », il a eu l’idée de chausser une paire de patins pour gagner du temps. C’est de là que tout est parti. »

Avant même sa victoire, la fédération française de patin à roulettes avait lancé un appel d’offres auprès des enseignes de la grande distribution. Incapable de faire un choix parmi toutes les candidatures, la fédération a finalement effectué un tirage au sort qui a donné pour vainqueur l’enseigne numéro 2 mondial du secteur. Une tribune intéressante pour les athlètes de cette discipline qui espèrent bien voir un jour leur passion promue aux olympiades.

JK

Sous la pression du lobby hipster, l’ESF va donner uniquement des cours de monoski

monoski

Au prix d’âpres négociations, les hipsters amoureux de la montagne ont enfin obtenu gain de cause. A partir de lundi prochain, les moniteurs ESF dispenseront exclusivement des cours de monoski.

« Nous avons toujours eu un mal fou à faire valoir nos droits. Nous ne sommes pas respectés. C’est beaucoup de travail pour les membres de la communauté hipster, dont la plupart sont des bénévoles. »

Fort heureusement, dès la semaine prochaine, les hipsters et leurs enfants pourront enfin prendre des cours à l’Ecole du Ski Français (ESF) puisque cette dernière s’apprête à enseigner de nouveau le monoski.

« Nous nous sommes rendus compte qu’il existait une demande extrêmement forte pour que le monoski retrouve sa notoriété d’antan, s’est expliquée Maïté Lessiege. Nous savons nous adapter et nous moderniser, c’est pourquoi nous avons décidé de sauter le pas. 

Dès dimanche matin, la totalité des moniteurs de ski recevront une formation monoski adéquate et auront droit à un relooking complet. Nous aurons alors la chance de les voir dévaler les pistes en chemise à carreaux, lunettes sans correction et barbe de trois mois. Avec style, en somme.

JK

Manuel Valls choisi pour parrainer la prochaine Route du Rom

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La ministre des sports Valérie Fourneyron a annoncé hier que Manuel Valls serait le parrain de la prochaine édition de la route du Rom, qui aura lieu en 2014. Une belle récompense pour l’ancien député de l’Essonne.

« Un peu grâce à moi »

Interviewé ce matin sur BEIN SPORT, le ministre de l’Intérieur n’a pas boudé son plaisir :  « C’est un immense honneur pour moi de pouvoir parrainer cette compétition. Vous savez, c’est une course magnifique. Il est vrai que si cette édition 2014 s’annonce si palpitante, c’est un peu grâce à moi. Oui, vraiment, je ne vous cache pas que je suis assez fier (rires) ».

La nomination de Manuel Valls est venue directement du ministère des sports. « Je crois que Manuel est le parrain idéal pour cette nouvelle édition, a expliqué Valérie Fourneyron. Bien sûr, d’autres noms nous sont venus à l’esprit. Nous avons pensé à Jean-Paul Guerlain, Brice Hortefeux ou encore la jeune Marion Maréchal. Mais en définitive le choix de Manuel a été assez consensuel au sein du comité. »

Organisée tous les quatre ans, la Route du Rom est une course de plus en plus médiatisée. Les compétiteurs partent de Paris et doivent atteindre par tous les moyens la capitale d’un pays d’Europe de l’est, sans possibilité de payer pour le transport. Vainqueur de l’édition 2010, Lionel Dubreuil avait mis seulement neuf jours et deux heures pour rallier l’Albanie en pédalo.

JK