Lyon : Protection rapprochée pour le jeune garçon qui dessinait des bonshommes-bâtons dans les marges de ses cahiers

charlie

 

Suite à l’attentat terroriste perpétré contre le siège de Charlie Hebdo, l’ensemble du pays est en alerte. On connaissait déjà les premières mesures prises avec la levée du plan Vigipirate à son niveau maximal ou encore la proposition de protection rapprochée pour l’ensemble des dessinateurs de presse. Dans une école primaire de Lyon, cette alerte a conduit à une mesure pour le moins inattendue.

Le petit Kévin, 9 ans, est reconnu par ses camarades pour passer moins de temps à suivre les cours de sa maîtresse qu’à gribouiller sur ses cahiers, perpétrant ainsi la longue tradition des jeunes élèves qui attendent la fin de leur journée en noircissant les marges de leurs cahiers. Ce jeune garçon s’est fait une spécialité dans le dessin des fameux bonshommes-bâtons, qu’il dessine sans relâche. C’est la directrice de son école qui a interpellé les services de police et a appelé à sa protection.

« Ce jeune élève fait de très nombreux dessins, implique ses bonshommes dans des tas de situations différentes, quand bien même il ne cherche pas à véhiculer de message particulier, nous explique Mme Bertrand son institutrice. Mais on ne sait jamais, ses dessins pourraient un jour dépasser le cadre de la salle de classe, et qui sait alors si ils ne pourraient pas être assimilées à une quelconque représentation que certains voudraient nous interdire de faire ? »

« Notre inquiétude le concernant peut paraître exagérée, mais nous vivons aujourd’hui dans un monde étrange. Certaines personnes souhaiteraient éradiquer cette liberté de pouvoir continuer à s’exprimer, y compris par le biais d’un simple crayon. On parle d’individus capables de massacrer à bout portant avec des fusils d’assaut des hommes désarmés qui n’avaient pour seules armes que leur art et leur liberté, d’individus capable d’exécuter un homme blessé à terre. Assassiner un enfant de 9 ans qui dessine relèverait exactement du même type de courage. »

« La solution de facilité serait de demander au petit Kévin de simplement arrêter de gribouiller, mais nous nous refusons à le faire. »

« Nous voulons absolument que le petit Kévin puisse continuer à avoir la liberté de créer et de s’exprimer, même en toute modestie et sans aucune prétention. Ce que nous souhaitons plus que tout pour cette année et celles à venir, c’est que plus jamais on ne punira de mort un jeune garçon qui voulait seulement prendre sa plume. » 

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