Manquant d’expérience en nanorobotique, il est recalé à son stage de 3ème

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Je vous parle d’un temps que les jeunes de quinze ans ne pourront plus connaître.

Que reste-t-il du plein-emploi ? Où sont passées les opportunités d’embauche ? Quel avenir pour nos enfants ? Autant de questions qui demeurent sans réponse. Aujourd’hui, les entreprises sont frileuses. Peur d’investir, peur d’innover, et surtout peur d’embaucher. Enzo, 15 ans, en a fait l’amère expérience vendredi dernier.

« C’était presque fait, on s’était mis d’accord sur l’essentiel. Ils allaient accepter, ils devaient accepter… Et puis patatras. » nous explique-t-il.

Elève de troisième dans un collège du Puy-en-Velay (Haute-Loire), Enzo s’était mis en quête de son fameux « stage de troisième ». Traditionnellement, ce stage consiste en quelques jours d’observation en entreprise qui viennent clôturer la scolarité au collège.

« Ce stage n’est pas obligatoire, mais j’étais très motivé pour trouver quelque chose » enchaîne Enzo.

Son oncle travaillant depuis plusieurs années chez Kiloutou, Enzo se décide à solliciter son aide. Enthousiaste et confiant, Fabien fait immédiatement remonter la candidature de son neveu. Pourtant, la douche froide ne se fait pas attendre.

« Le responsable du magasin m’a convoqué pour un entretien le lendemain. Il m’a demandé comment je m’en sortais en maths et en physique-chimie. Comme je suis premier de la classe au deuxième trimestre, je n’ai pas eu d’appréhension en lui montrant mes bulletins. Perplexe, il m’a ensuite demandé quelle avait été ma dernière expérience professionnelle. Son visage s’est décomposé quand je lui ai répondu que je cherchais justement une première expérience. »

Deux jours plus tard, Enzo reçoit un email lui expliquant que son manque d’expérience en aéronautique ainsi qu’en nanorobotique était malheureusement rédhibitoire.

En réalité, le cas du jeune ponot est loin d’être isolé. Aujourd’hui, ils sont des centaines de milliers de jeunes à pâtir de cette inflation des diplômes. Hier encore, notre jeunesse envoyait des SMS. Aujourd’hui, elle nous envoie un SOS.

JK

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