Norvège : Il exploitait un réacteur nucléaire dans sa salle de bain

toilets

Alors que des tests pour développer les premiers réacteurs nucléaires norvégiens se déroulaient en mars 2013, le pays a été secoué par la découverte d’un réacteur nucléaire clandestin au domicile d’Ivar Bokmal, un professeur de chimie. Enquête.

Un contexte favorable

Depuis 2012, la Norvège, dont le territoire est dépourvu de centrale nucléaire active, envisageait de commencer l’exploitation nucléaire, avec des tests qui ont débuté cette année. La compagnie norvégienne Thor Energy a en effet constaté que le sol norvégien bénéficiait d’une vaste réserve de Thorium, un combustible nucléaire à fort potentiel, jugée  plus performant et plus sécurisé que l’uranium. Alors que 95% de l’électricité utilisée dans le pays est d’origine hydraulique, l’ouverture d’un réacteur nucléaire représentait une opportunité en or dans le pays ; opportunité que M. Bokmal a saisie en 2012.

« La salle de bain la plus profitable au monde »

L’inspecteur de police ayant procédé à la perquisition au domicile du professeur Bokmal le 10 octobre, explique dans son rapport que sa salle de bain abritait une technologie de pointe. Le réacteur, situé dans la baignoire, fonctionnait grâce à une centrale de refroidissement et un stock de combustibles dans des circuits étanches et anti-radioactifs que le chimiste avait fabriqués grâce à du mobilier en céramique, matériau imperméable aux radiations. « Je n’avais jamais pu observer d’installation si poussée dans seulement 6m² » a-t-il déclaré au micro d’un de nos confrères norvégiens.
Lazslo Nuestrom, responsable du programme européen Halden, d’énergie nucléaire, nous explique : « Cette salle de bain est probablement la plus profitable au monde. M. Bokmal était en Norvège le seul fournisseur connu d’électricité issue du nuéclaire. Nous avons décelé un réseau de plusieurs milliers d’entreprises sur le sol norvégien qui s’alimentaient ici. Nos services ont estimé le chiffre d’affaire de cette centrale à plus de 30 milliards d’euros par an, pour un coût d’exploitation inférieur à 100 000 euros ».

« Je n’ai fait qu’aider mon pays »

Ivar Bokmal se défend et prétend n’avoir jamais perdu de vue les avantages que son installation apportait au pays. « Je ne pouvais pas rester là sans rien faire, à regarder les manifestations anti-nucléaire, a-t-il déclaré. Grâce à moi, nos entreprises ont pu rester concurrentielles en bénéficiant d’énergie à moindre coût ». Le professeur, dont le procès aura lieu le 7 novembre, risque jusqu’à 1 mois de prison et 2 000€ d’amende. « Cette sanction est démesurée », a-t-il répondu. Mon réacteur a aidé ce pays pendant plus d’un an. J’espère que le jury saura le reconnaître ».

Nul doute que cette arrestation marque un pas important en Norvège, où les contestations anti-nucléaires montent en puissance depuis les premiers essais publics en mars.

ABF
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